Entre l'intuition et la méthodologie il y a les chemins des procédures

15 mars 2019

 

Mais d’où part cette idée initiale que nous transformons en objet de recherche? Nous observons des phénomènes, des situations d’actualité, quoi de plus normal alors que de vouloir les expliquer et les analyser tout simplement parce que nous les avons bien observés.

Avoir une belle idée, se fier à ses propres intuitions, ses observations peut-il suffire pour analyser et interpréter correctement un phénomène donné ? Cette question en appelle une autre. A-t-on fait le tour de toutes les possibilités pour faire le point sur une situation donnée?

L’intuition aussi juste soit-elle ne peut être l’unique source d’explication d’un phénomène ou d’une situation donnée. Mais ne la laissons pas de côté pour autant car elle reste notre premier guide pour découvrir la vérité. Entre l’intuition et la méthodologie, il y a les chemins des procédures à la recherche de la vérité, de la rigueur de l’explication. C’est là une des leçons primordiales que nous enseigne Madeleine Grawitz dans les Méthodes des sciences sociales.

 

Madeleine GRAWITZ (2001). Méthodes des sciences sociales. 11e édition. Paris : Dalloz, Droit public Science politique.

Faire une juste évaluation des contours de l'objet de recherche : un facteur clé dans l'établissement d'une stratégie de recherche rigoureuse

6 mars 2019

 

Quel émerveillement que d’entreprendre l’étude d’un nouvel objet de recherche … enfin à la découverte de nouveaux savoirs …

 

Une action primordiale pour bien apprivoiser le nouvel objet de recherche est de tout de suite se mettre à l’ouvrage pour en savoir davantage sur celui-ci, pour mieux le connaître et le maîtriser. Mais par où commencer ? Plein de questions gravitent alors dans notre esprit de chercheur. Qui a déjà publié sur cet objet de recherche ? Quelles études ont été déjà effectuées ? Quel article renommé pour sa rigueur scientifique faut-il lire en premier ? Y a-t-il eu ou y aura-t-il une conférence sur le même objet de recherche prochainement ? Un séminaire sur celui-ci ?

 

En cherchant des réponses à ces interrogations, nous découvrirons peut-être que notre objet de recherche est déjà abondamment documenté, ou encore peu documenté, qu’il ne contient peu ou presque pas de bases théoriques, qu’il a été relégué aux oubliettes dans les priorités des chercheurs ...

 

Faire une juste évaluation des contours de notre objet de recherche devient ainsi un facteur clé dans l'établissement d'une stratégie de recherche rigoureuse. Comment y parvenir? En déterminant des angles d’observation, en fixant période d’exploration spécifique, en s’appuyant sur des approches théoriques et conceptuelles éclairantes et sur une méthodologie rigoureuse.

Cultiver sa patience, une qualité qui s'acquiert ...

27 février 2019

 

Amorcer une recherche est très enthousiasmant. Savoir que nous allons explorer un nouveau domaine de recherche, que nous ferons de belles trouvailles, qu’un nouvel environnement intellectuel nous propulsera vers de nouvelles découvertes, tout cela provoquera très certainement notre émerveillement.

 

Le chemin à parcourir sera d’autant plus facile que nous serons face à une profusion de données, de statistiques, d’articles ou d’ouvrages tout aussi passionnants les uns que les autres, que nous nous familiariserons à de nouvelles approches réflexives diversifiées, de nouvelles notions conceptuelles et de nouveaux paradigmes.

 

Mais… car comme l’on dit souvent il y a toujours un ‘ mais ’ nous pourrons aussi être envahi d’un sentiment d’urgence pour terminer notre recherche au plus vite, pour présenter nos conclusions et rendre le plus tôt possible notre rapport de recherche complet. Mais ce sentiment d’urgence ne doit pas gagner sur chacune des mailles essentielles de la patience qui doivent être nouées pour produire un rapport de recherche rigoureux et riche de nouvelles connaissances.

 

Cultiver sa patience en recherche, c’est aussi apprendre à laisser murir l’objet de recherche, à laisser vivre cet espace de liberté nécessaire ‘ à nos méninges ‘ pour la réflexion. Cultiver sa patience, c’est apprendre de nos déceptions, des embûches que nous rencontrons, des obstacles qui se présentent parfois dans notre parcours de recherche.

 

Cultiver sa patience, c’est prendre le temps qu’il faut pour bien faire les choses, pour suivre les étapes de la recherche comme il se doit, une qualité qui s’acquiert au fur et à mesure que nous faisons un pas de plus dans la maitrise de notre objet de recherche, au fur et à mesure que nous le construisons ...