Faire de la consultance dans l’industrie textile et l’industrie cacaoyère, voilà qui résume le mandat des assistants et assistantes de recherche du GRDM-UCASM

13 janvier 2020

 

Les études sur le travail des enfants foisonnent, de même que nombre de sites Internet offrant un portrait de situation sur le travail des enfants. Alors pourquoi faire enquête sur le travail des enfants en 2020 ?

Plusieurs réponses peuvent être apportées à cette question, à savoir pour mieux comprendre là où le bât blesse, pour découvrir des causes méconnues, des réalités difficilement surmontables, ou encore des blocages faisant en sorte que persiste le travail des enfants. En jouant le rôle de consultant et consultante en administration des affaires et en droit principalement, les assistants et assistantes de recherche ont accepté de s’initier à la réalité des enfants qui travaillent à la fois en Côte d’Ivoire et dans le reste du monde.

Leur mandat est de découvrir des facettes mal connues qui permettront de mieux comprendre les difficultés persistantes et les obstacles empêchant d’éradiquer le travail des enfants. Pour y parvenir, le GRDM-UCASM propose un découpage analytique de leur objet de recherche qui les amèneront à recueillir des données de recherche prenant en compte plusieurs angles d’observation.

Ainsi, les assistants et assistantes de recherche seront amenés au cours des prochaines semaines, à l’aide d’un d’outil d’enquête spécialement préparé par le GRDM-UCASM, à faire une enquête et de la consultation dans cinq organisations distinctes :

1) L’organisation familiale, soit auprès de familles ivoiriennes.

2) Les organisations non gouvernementales, soit les ONG qui recueillent les enfants-travailleurs et les aident à se scolariser.

3) Les organisations internationales qui se préoccupent de la défense des droits des enfants.

4) Les ministères et comités gouvernementaux ivoiriens préoccupés de fournir des moyens pour éradiquer le travail des enfants.

5) Les entreprises ivoiriennes de l’industrie du textile et de l’industrie cacaoyère qui se distinguent par leur responsabilité sociale vis-à-vis le travail des enfants.

 

Recueillir des données méconnues, qui ne sont peut-être pas suffisamment colligées ou prises en considération dans les études, afin de cerner les principales problématiques des familles qui recourent à l’emploi de leurs enfants pour assurer leur survie, et repérer les facteurs explicatifs de persistance du travail des enfants, résument les principales facettes de l'activité de consultance que propose le GRDM-UCASM.

Découvrez comment sont réparties les tâches des assistants et assistantes de recherche en naviguant dans la section ‘ Projet de recherche ‘.

Le travail des enfants, son abolition : toujours une question de très grande actualité à l’amorce de cette nouvelle décennie !

6 janvier 2020

À l'amorce de cette nouvelle décennie, et vingt ans plus tard suivant une prise de conscience internationale sur la persistance du travail des enfants et de ses pires formes, plusieurs s’accordent pour affirmer qu’il y a eu des améliorations. De plus en plus d'entreprises sont sensibilisées à l’importance d’éradiquer le travail des enfants, à l’obligation de les scolariser et de leur offir les conditions d'une vie plus épanouie. Certaines entreprises vont même jusqu'à investir dans de nouvelles infrastructures afin d’améliorer les conditions et le cadre de vie des enfants travailleurs. Nul doute que les campagnes de sensibilisation pour éradiquer le travail des enfants ont contribué à semer des effets positifs dans cette prise de conscience internationale. 

Les actualités, de l'année qui vient de s'achever, s'inscrivent dans cette même voie. L’État ivoirien a mis en place des comités pour lutter contre le travail des enfants. De grandes organisations internationales se préoccupent plus que jamais de sensibiliser les dirigeants politiques et économiques aux problématiques entourant le travail des enfants.

Mais le travail des enfants n’est pas pour autant éradiqué, ni en Côte d’Ivoire, ni dans le reste du monde ! On rappelle des statistiques toujours d'actualité à ce jour à savoir ' qu'environ quatre enfants sur dix dont l'âge varie entre 5 et 17 ans sont astreints au travail en Côte d'Ivoire ' . On a besoin de leurs petites mains pour cueillir les noisettes incorporées dans les confiseries pour faire la cueillette de denrées et de nombreuses autres activités. Dans certains pays, on a besoin de leurs petites mains dans les activités de la petite pêche pour le ramassage des crustacés et des mollusques, ou encore dans les activités minières pour extraire le cobalt inclus dans les dispositifs numériques.

C'est pourquoi le travail des enfants et son abolition restent toujours une question de très grande actualité à l'amorce de cette nouvelle décennie.  Comprendre ses formes persistantes, voilà la tâche qui attend nos jeunes assistants et assistantes de recherche au cours des prochains mois !

 

Entre l'intuition et la méthodologie il y a les chemins des procédures

27 novembre 2019

 

Mais d’où part cette idée initiale que nous transformons en objet de recherche? Nous observons des phénomènes, des situations d’actualité, quoi de plus normal alors que de vouloir les expliquer et les analyser tout simplement parce que nous les avons bien observés.

Avoir une belle idée, se fier à ses propres intuitions, ses observations peut-il suffire pour analyser et interpréter correctement un phénomène donné ? Cette question en appelle une autre. A-t-on fait le tour de toutes les possibilités pour faire le point sur une situation donnée?

L’intuition aussi juste soit-elle ne peut être l’unique source d’explication d’un phénomène ou d’une situation donnée. Mais ne la laissons pas de côté pour autant car elle reste notre premier guide pour découvrir la vérité. Entre l’intuition et la méthodologie, il y a les chemins des procédures à la recherche de la vérité, de la rigueur de l’explication. C’est là une des leçons primordiales que nous enseigne Madeleine Grawitz dans les Méthodes des sciences sociales.

 

Madeleine GRAWITZ (2001). Méthodes des sciences sociales. 11e édition. Paris : Dalloz, Droit public Science politique.

S'ouvrir à l'interdisciplinarité, c'est avancer dans la connaissance

9 septembre 2019

 

Il est de coutume d’inscrire l'objet de recherche dans une approche théorique et analytique qui a démontré ses preuves que ce soit pour une meilleure compréhension du phénomène analysé ou encore parce que ses avancées ont pu rallier le plus grand nombre de chercheurs et chercheures. Mais en même temps rejeter une approche  théorique et analytique sous prétexte qu’elle ne nous fournit pas un éclairage complet sur tous les angles retenant notre attention peut conduire à une perte de données importante. Car ce n’est pas parce qu’un angle n’est pas couvert que d’autres ne peuvent l’être et fournir une possibilité d’explication plausible aussi partielle soit-elle.

S’ouvrir à l’interdisciplinarité, c’est se confronter à plusieurs approches explicatives pour comprendre les configurations multiples de chaque changement s'il y a lieu et cerner le sens d’une réalité dans un contexte précis à une époque donnée.

S’ouvrir à l’interdisciplinarité, c’est se permettre d’apporter le plus de réponses possibles à toutes les interrogations qui naissent pour bien cerner les facteurs explicatifs d’une situation ou d’un phénomène donné.

S’ouvrir à l’interdisciplinarité, c'est faire émerger sur quel socle se construit telle explication et sur quel autre socle elle se déconstruit. Ainsi, nous avançons dans la connaissance.

 

Faire une juste évaluation des contours de l'objet de recherche : un facteur clé dans l'établissement d'une stratégie de recherche rigoureuse

6 mars 2019

 

Quel émerveillement que d’entreprendre l’étude d’un nouvel objet de recherche … enfin à la découverte de nouveaux savoirs …

 

Une action primordiale pour bien apprivoiser le nouvel objet de recherche est de tout de suite se mettre à l’ouvrage pour en savoir davantage sur celui-ci, pour mieux le connaître et le maîtriser. Mais par où commencer ? Plein de questions gravitent alors dans notre esprit de chercheur. Qui a déjà publié sur cet objet de recherche ? Quelles études ont été déjà effectuées ? Quel article renommé pour sa rigueur scientifique faut-il lire en premier ? Y a-t-il eu ou y aura-t-il une conférence sur le même objet de recherche prochainement ? Un séminaire sur celui-ci ?

 

En cherchant des réponses à ces interrogations, nous découvrirons peut-être que notre objet de recherche est déjà abondamment documenté, ou encore peu documenté, qu’il ne contient peu ou presque pas de bases théoriques, qu’il a été relégué aux oubliettes dans les priorités des chercheurs ...

 

Faire une juste évaluation des contours de notre objet de recherche devient ainsi un facteur clé dans l'établissement d'une stratégie de recherche rigoureuse. Comment y parvenir? En déterminant des angles d’observation, en fixant période d’exploration spécifique, en s’appuyant sur des approches théoriques et conceptuelles éclairantes et sur une méthodologie rigoureuse.

Cultiver sa patience, une qualité qui s'acquiert ...

27 février 2019

 

Amorcer une recherche est très enthousiasmant. Savoir que nous allons explorer un nouveau domaine de recherche, que nous ferons de belles trouvailles, qu’un nouvel environnement intellectuel nous propulsera vers de nouvelles découvertes, tout cela provoquera très certainement notre émerveillement.

 

Le chemin à parcourir sera d’autant plus facile que nous serons face à une profusion de données, de statistiques, d’articles ou d’ouvrages tout aussi passionnants les uns que les autres, que nous nous familiariserons à de nouvelles approches réflexives diversifiées, de nouvelles notions conceptuelles et de nouveaux paradigmes.

 

Mais… car comme l’on dit souvent il y a toujours un ‘ mais ’ nous pourrons aussi être envahi d’un sentiment d’urgence pour terminer notre recherche au plus vite, pour présenter nos conclusions et rendre le plus tôt possible notre rapport de recherche complet. Mais ce sentiment d’urgence ne doit pas gagner sur chacune des mailles essentielles de la patience qui doivent être nouées pour produire un rapport de recherche rigoureux et riche de nouvelles connaissances.

 

Cultiver sa patience en recherche, c’est aussi apprendre à laisser murir l’objet de recherche, à laisser vivre cet espace de liberté nécessaire ‘ à nos méninges ‘ pour la réflexion. Cultiver sa patience, c’est apprendre de nos déceptions, des embûches que nous rencontrons, des obstacles qui se présentent parfois dans notre parcours de recherche.

 

Cultiver sa patience, c’est prendre le temps qu’il faut pour bien faire les choses, pour suivre les étapes de la recherche comme il se doit, une qualité qui s’acquiert au fur et à mesure que nous faisons un pas de plus dans la maitrise de notre objet de recherche, au fur et à mesure que nous le construisons ...