Groupe de recherche sur la diversité et le management

GRDM-UCASM

Projet de recherche sur le travail décent

L'année 2020-2021 sera consacrée au développement du nouvel Axe de recherche sur le travail décent. Nous amorçons les travaux dès septembre 2020.

Le travail décent : les origines

C’est en 1999 que l’organisation Internationale du Travail (OIT) crée le concept de travail décent dans un cadre réflexif concernant la promotion des droits au travail, la création d’emploi, la protection d’emploi, ainsi que le dialogue social. En effet, au fil des ans et considérant l’avancée de ses travaux, la création d’un concept plus unificateur qui rende compte des formes diversifiées d’accumulation d’un salaire ou d’argent pour acquérir des moyens de subsistance s’imposa d’elle-même dans les orientations de l’OIT. Le travail décent s’impose alors comme un concept englobant capable de regrouper les formes variées et diversifiées du travail. Le travail décent touche ainsi non seulement les catégories de personnes couvertes par les normes de protection de l’emploi, mais aussi toutes les catégories de salariés œuvrant dans les activités informelles.

Source : Cédric Leterme (2016). L'organisation Internationale du travail. Courrier hebdomadaire. No 2297, pp. 1-40.

https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-2016-12-page-5.htm

Les préoccupations de recherche du GRDM-UCASM à l'égard du travail décent

Bien que le secteur tertiaire connaisse un taux de croissance rapide depuis quelques années en Côte d’Ivoire, que le secteur des télécommunications soit en pleine expansion, que le secteur pétrolier, la production cacaoyère, l’industrie textile-coton, ainsi les activités extractives (or, diamants, nickel) connaissent aussi d’importants développements, il n’en demeure pas moins qu’une part non négligeable de l’économie ivoirienne se base sur l’économie informelle (agriculture, petits commerces, boulangerie, couture, coiffure, etc.).

Cette économie tant formelle qu'informelle qui cimente fortement l’activité productive de la Côte d’Ivoire retiendra particulièrement l’attention du GRDM-UCASM, et ce, tant dans le secteur manufacturier que dans le secteur agricole (qui occupe une part majeure de l’économie ivoirienne).

Aux prises avec des crises économiques au cours des dernières décennies et malgré sa politique de relance avec de grands travaux et une relative croissance de son PIB, la Côte d'Ivoire n'est pas à l'abri d'une certaine détérioration des conditions de vie de sa population, conduisant ainsi à plus de pauvreté et à une hausse des activités informelles. Une main-d’œuvre bon marché importante se retrouve dans les chaines d’approvisionnement non protégées et dépourvues de normes minimales d’emploi avec des conditions de travail parfois dangereuses, et ce, contrairement aux salariés de l’économie formelle qui bénéficient de certaines protections sociales de l’État et de leurs employeurs.

Les questions de recherche du GRDM-UCASM à propos du travail décent

Comment analyser les formes diversifiées prises par le travail et les conditions de travail qui s’y associent dans l’économie formelle et informelle ivoirienne ? Comment comprendre les interactions entre le formel et l’informel ? Quel portrait comparatif peut-on faire entre le formel et l’informel quant aux multiples formes du travail? Voilà quelques-unes des questions de recherche qui guideront le travail des équipes de projet du GRDM-UCASM au cours de l’année 2020-2021.

Ces questions de recherche concernent à la fois les travailleurs et travailleuses  de l’économie formelle et de l’économie informelle. Le concept englobant qu’est le travail décent nous enjoint ainsi à chercher à mieux comprendre le déploiement du travail et de ses multiples formes tant au niveau formel qu’informel.